Coolangatta Gold 2006

Dimanche 15 octobre, 5h31 du mat je me réveille et première chose que je fais je saute du lit pour ouvrir les rideaux et regarder dehors, là je prends un petit coup au moral…le ciel est bleu mais les palmiers sont déjà agités alors qu’il est si tôt ! Petite traduction : le vent souffle déjà fort alors que l’on est dans les terres, qu’il n’est pas encore établit, et que l’on va l’avoir de face pendant toute la course ! Bref on essai de ne pas trop y penser, je finis de préparer mes affaires, impossible de manger quoi que ce soit, direction le RDV de 7h15 pour les filles du club, ah oui, petite précision : 13 filles sont de Northcliffe sur 29 au départ…et une fois toutes dans le bus c’est partit pour Coolangatta (lieu du départ pour les filles, les garçons partent de Surfers Paradise). Arrivée sur place, le vent est de force 4 à 5 et un bon gros mètre de vagues en vrac pour le départ. Je peux vous dire que tout le monde sait que cela va être une toute autre histoire comparé à l’an passé où l’on avait le vent dans le dos toute la course… On va avoir 2 petites heures pour les derniers régales, échauffement, contrôle et pesée du matériel, mise en place de la réserve d’eau sur le kayak car chaque compétiteur doit avoir un minimum d’un litre d’eau pendant le parcours kayak. Le départ prévu à 10h40 va être avancé à 10h15 en raison des fortes conditions…le temps est venu, le départ est donné, on court, saute dans le kayak tenu dans l’eau par le handler (assistant) et c’est parti…je prends un super départ avec un peu de chance car je suis positionnée tout à la fin, c-à-d le plus près de la première bouée que l’on va avoir à tourner. Bref je passe la bouée en 2ème position, et là je vais avoir quelques soucis avec ma réserve d’eau et devoir m’arrêter à 3 reprises pour fixer le tuyau qui en fin de compte ne va pas marcher…les boules ! Un groupe de 5 nanas (de Northcliffe) s’échappe et me voilà avec 2 copines, pendant un moment je me suis cru à une séance d’entrainement…j’essai de ne pas me cramer dès le kayak car je sais que le chemin de la maison est encore long est difficile. Première transition petit ravitaillement, gel glucidique + eau et c’est parti pour les 5,5km de planche, cela va tout simplement être un calvaire, un clapot de 3/4 face, on prend tout dans la figure et on doit sans arrêt ramer de coté…ce qui a de bien c’est qu’ils ont fait partir les masters et les équipes de manière à ce que tout le monde se rejoigne à un moment ou un autre de la course…donc on croisait pas mal de monde sur l’eau, et chaque fois il y avait ce petit message d’encouragement qui redonne un peu de force…j’ai commencer à sentir les bras devenir bien lourds dans ce parcours planche. Il n’y a pas de grands changement au niveau des places, je me retrouve seule entre le groupe de tête et le 2ème paquet de filles. Seconde transition, la descente de la planche fait super mal… je fais l’impasse sur le gel et prends uniquement de l’eau (car j’ai gardé un mauvais souvenir l’an passé, crampes d’estomac, points de coté…), le bonnet et lunettes en place, je plonge dans l’océan…je nage, je nage mais là impossible de trouver la première bouée à 200m du bord à tourner dans tout ce foutoir…les vagues, la houle, le clapot, obligé de m’arrêter, enlever les lunettes, toujours rien, je repars et là je tombe sur une bouée orange, manque de pot je suis déjà à la 2ème…alors marche arrière toute mais le temps que j’arrive, le 2ème groupe de filles débarque…je vais donc me caler dans les pieds de façon à garder du jus pour la course, j’ai presque le mal de mer rien que de repenser nager dans ces conditions…Dernière transition, je reprends un gel et de l’eau mais je fais l’impasse sur les chaussures car la marée est pratiquement haute et le sable est donc mou sur la plus grande parti du chemin. Je peux vous dire que je ne regrette pas mon choix, car la majorité des compétiteurs qui sont partis avec les baskets les ont enlevé mis chemin…si il y avait bien une partie que j’appréhendais c’était bien la course à pieds, et ben fait je me suis impressionnée, les 4 premiers kilomètres sont passé super bien, je double 2 nanas, et c’est là que ça commence à piquer dans les jambes, alors il faut se re-concentrer, car la course à pieds c’est un truc purement mental, il ne faut surtout pas penser à la douleur ou à s’arrêter sinon c’est finit…soudain dans mon désespoir un visage familier me tend un verre rempli de Red Bull pour rebooster la machine dans les derniers kilomètres…un garçon va me passer et bien je vais juste me caler dans ces pas mais surtout à l’abri du vent… et oui car en plus du sable mou, de la chaleur 28°, il y avait toujours ce fameux vent…A 500m de l’arrivée, je passe devant le club de Northcliffe avec tous ses nippers (enfants sauveteurs) et supporters pour encourager dans les derniers mètres, quel bonheur de sentir l’arrivée toute proche, on en retrouverai presque le sourire…Je finit à une honorable 9ème place en 3h37min soit une heure de plus que l’an passé pour vous dire comment le vent peut affecter une course aussi longue…passé la ligne d’arrivée le coach est là pour féliciter tous ses athlètes et nous équiper chacun d’un gilet rempli de glace…il n’a pas fallu longtemps avant que je m’effondre parterre…mes pauvres jambes, elles n’ont pas trop compris ce qui leur arrivait…De retour au club les nippers nous sautaient dessus pour avoir le lycra de la course, en voyant toutes ces petites bouilles j’ai pas pu résister, j’ai fait don…la présence du président pour nous féliciter, et le coach qui nous dirigeait vers les bains de glace…

Souvenirs-souvenirs :

-Zane Holmes et Hayley Bateup vainqueur de l’édition 2006.

-le professionnalisme et l’organisation du club de Northcliffe, l’attention que « Pat » le coach donne à tous ses athlètes, que ce soit le vainqueur ou la dernière fille à franchir la ligne…

-Chez les filles 8 nanas du top 9 sont de Northcliffe…

-Le fair-play et encouragements entre les compétiteurs durant la course…

-2 filles qui terminent devant moi n’ont pas tourné toutes les bouées en nage et en planche…

-à l’arrivée, les personnes du staff médical prennent en charge chaque compétiteur pour s’assurer que tout va bien et les conduisent vers la tente de ravitaillement et de repos. Je peux vous dire qu’il y en a ne pouvant plus marcher se font porter…j’en ai même vu un qui a finit sous perfusion…

-Quelle course, j’aurai bien aimé être un peu plus préparé pour ça quand même, cela ne pouvais pas être pire au niveau des conditions…

Voilà, le plus dur est passé, le 29 octobre il y aura 2h de diffusion TV sur la course…il me tarde ! En ce qui concerne l’entrainement je vais faire un break d’une semaine, et en profiter pour aller un peu surfer…

Biz, A plus

FLORA

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